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Banques : Passage entre deux Bâle - Amine Awad, membre de la Commission de contrôle bancaire et du Comité de Bâle, explique la nouvelle “philosophie bancaire”

Bâle I, c’était un ensemble de normes chiffrées que les banques, de par le monde, devraient suivre. Bâle II, c’est pire, car les normes deviennent plus strictes – ou mieux, car les banques seront plus sûres. Le passage entre les deux Bâle devrait se faire avant 2007. L’échéance est trop éloignée ? Pas du tout, le changement est de taille. Et tout le monde est mobilisé, y compris et surtout les autorités chargées de préparer l’ensemble du processus. Amine Awad, membre de la Commission de contrôle bancaire et du Comité de Bâle, explique la nouvelle “philosophie bancaire”.

Bâle II devrait être mis en application le 1er janvier 2007. Quelle différence avec Bâle I, actuellement en vigueur ?
Rappelons d’abord les normes de Bâle I, notamment le taux de solvabilité des banques, fixé à 8 %. Ce taux est calculé par une fraction où on a au numérateur les fonds propres d’une banque (capital = tier I+tier II) et au dénominateur les crédits octroyés par cette banque à sa clientèle, mais pondérés selon le risque lié à chaque crédit. Le Liban, par mesure de sécurité, a préféré appliquer un ratio de solvabilité de 12 %. La logique de Bâle I s’est appuyée sur le fait suivant : plus une banque a des crédits à risques élevés, plus le dénominateur sera grand et plus le ratio sera faible. Quant aux crédits octroyés à l’État, ils ont été considérés par Bâle I comme étant à risque zéro. Plus conservateur, le Liban a considéré le risque souverain comme un risque calculé quoique faible : le risque souverain en livres libanaises a été pondéré à 0 %, donc nul, alors qu’en devises étrangères, il est pondéré, selon la durée jusqu’à l’échéance, entre 20 et 50 %. Donc, s’il faut résumer, on peut dire que Bâle I parlait uniquement des risques de crédit et de la nécessité d’établir un niveau de fonds propres à 8 %. Avec Bâle II, le risque de crédit existe toujours, mais il est mieux perçu et, en plus, d’autres risques sont évoqués, et c’est là où se situe toute la différence. On peut dire que Bâle II représente une révolution par rapport à Bâle I.

En pratique, qu’est-ce qui va changer pour nos banques avec Bâle II ?
Bâle II repose sur trois piliers. Le premier concerne les différents risques. À savoir, entre autres, le risque de marché ou de liquidités. Prenons une banque qui a besoin de liquidités pour faire face à une demande de sa clientèle ; une banque solide peut trouver sur le marché interbancaire, en 48 ou 72 heures, les montants requis à un bon taux d’intérêt, alors qu’une autre peut faire face à une crise de liquidité qui va lui coûter cher. Il s’agit donc des risques de “mismatching” dans une banque, de décalage entre les échéances de ses dépôts (placés à court terme) et celles des crédits (octroyés à moyen ou long terme). D’où l’idée d’un ratio qui prévoit face à ce décalage temporel des fonds propres supplémentaires. De manière globale, Bâle II impose toujours un ratio de solvabilité de 8 %, dont 6,8 % pour les risques de crédit, 0,4 % pour le risque de marché ou de “mismatching” comme je l’ai décrit, et 0,8 % pour les risques opérationnels.

Qu’est-ce que vous voulez dire par risques opérationnels ?
En fait, ce terme couvre une panoplie de risques très divers : une panne dans le système informatique, une fraude, une fuite ou intrusion dans le système, toute déficience juridique de la banque qui peut aboutir à une perte d’un procès face à un client ; on inclut aussi les opérations frauduleuses qui peuvent avoir lieu dans les agences, où un employé subtilise des sommes d’argent. Bâle II a ainsi établi une matrice englobant ces différents risques opérationnels et a demandé aux banques de faire une évaluation de chaque risque, puis d’œuvrer en vue de l’améliorer. C’est donc cette approche qu’il faut désormais adopter. Le but n’est pas de demander aux banques d’injecter toujours plus de capitaux pour couvrir de tels risques, mais de diminuer d’abord le niveau de leurs risques d’ici jusqu’à la fin de 2006. Une fois parvenues à cette échéance, elles pourront toujours capitaliser au besoin en conséquence.

La capitalisation est-elle donc un remède à tout ?
C’est en tout cas un remède majeur. Le capital est le coussin de sécurité par excellence. Si une banque rencontre des difficultés, elle doit mettre la main à la poche et rembourser comme n’importe quelle entreprise. Ce qui compte dans l’un comme dans l’autre cas, ce sont les fonds propres. Mais la révolution de Bâle II, c’est justement d’œuvrer pour diminuer les risques avant de recourir à la capitalisation.

L’amélioration des divers risques étant le premier pilier, quels sont les autres piliers de Bâle II ?
Le second pilier repose sur le rôle des autorités de supervision bancaire. Bâle I avait parlé de l’application de ratios standard. Bâle II confère à ces autorités, dans chaque pays, un rôle d’audit, mais aussi de jugement et de décision concernant l’augmentation éventuelle du ratio de solvabilité. Avec le pouvoir d’imposer cette décision. Le troisième pilier est celui de la transparence.

Une transparence à quel niveau ?
La banque doit être transparente vis-à-vis de l’ensemble de son environnement. À tous les niveaux, notamment celui du conseil d’administration et de la direction d’une part, celui des actionnaires, du Commissaire aux comptes, du Contrôle interne et de la Commission de contrôle d’autre part, et ensuite vis-à-vis des clients et du marché qui doivent s’appuyer sur des chiffres réalistes, et non maquillés, en fonction desquels ils prendront leur décision.
Pour que la transparence soit complète, Bâle II a imposé des standards en matière de publication des chiffres officiels. Avec la condition que ces chiffres sortent à temps et qu’ils soient comparables, c’est-à-dire qu’ils réfèrent aux mêmes concepts, de manière à pouvoir comparer des oranges à des oranges.

Justement en parlant de chiffres, nos banques indiquent parfois dans leurs messages publicitaires des taux de liquidités à 50 ou 60 % et utilisent donc ces taux comme un élément marketing, que veut dire ce chiffre ? Est-ce que cet argent est stocké dans leur chambre forte ?
Il est certain qu’une grande liquidité donne a priori plus de confiance au client. Celui-ci estime que sur 100 $ confiés à la banque, si seulement 20 $ sont utilisés par l’établissement bancaire et 80 $ gardés, il pourra toujours, en cas de crise, récupérer son argent. Bâle II conçoit autrement le concept. Pour Bâle II, une banque qui prête peu sera avec le temps moins profitable et donc plus faible. De plus, si à un moment donné la banque affiche une grande liquidité, il se peut, en analysant ses crédits, qu’elle ait besoin de puiser dans ses provisions, et que sa liquidité ne soit plus aussi importante en fin de compte. Il s’agit donc surtout d’un slogan rassurant mais non suffisant. D’ailleurs, lorsqu’une banque rencontre un problème de liquidité, il faut l’aider, mais lorsqu’elle rencontre un problème de solvabilité, il faut tout de suite l’arrêter. Ce qui indique que la solvabilité est plus importante.
Pour répondre à votre question, il est faux de croire que la liquidité d’une banque est stockée dans les coffres-forts, elle est convertie en partie en bons du Trésor par exemple et l’autre partie est placée sur le marché interbancaire (dans une autre banque) ou auprès des correspondants (des banques à l’étranger). Et si la clientèle voudrait retirer subitement et massivement ses dépôts, le crédit interbancaire coûte alors plus cher. Pour faire rentrer 100 $ dans ses caisses, une banque est parfois obligée de débourser plus de 20 % d’intérêt, voir 40 % ou plus. Ce qui fait fondre la liquidité. Certains cas ont été particulièrement coûteux comme celui de l’Argentine ou de la Turquie.

L’application de Bâle II supposera-t-elle une politique de crédits bancaires plus stricte vis-à-vis des entreprises ?
Ce n’est pas en ces termes qu’il faut raisonner, mais plutôt en termes d’approche différente des dossiers de crédits par les établissements bancaires. D’ailleurs, une nouvelle circulaire de la Commission de contrôle des banques a déjà été distribuée aux banques (portant le n° 238). Cette circulaire les prépare à amender leur analyse d’une demande de crédit. Jusque-là, les banques tablaient surtout sur les hypothèques immobilières pour accorder un crédit à un client. En face du montant accordé, il y avait souvent un terrain, une maison, etc., qui valait jusqu’à deux ou trois fois la valeur du crédit.
Pour Bâle II, l’hypothèque ne constitue pas la parfaite garantie. En effet, dans le cas d’un non-remboursement de crédit, le terrain hypothéqué ou le logement devront être mis en vente, ce qui prend du temps. De plus, il arrive que les prix baissent, et le Liban a bien connu dernièrement cette crise dans les prix de l’immobilier. Tout ceci paralyse la banque puisqu’elle aura sur les bras un actif improductif. Bâle II propose aux banques de raisonner en termes de cash-flow et de fonds propres de l’entreprise qui voudrait emprunter. Une bonne entreprise est celle qui génère un bon cash-flow ; ensuite, si une hypothèque vient en supplément, alors pourquoi pas.

Les crédits bancaires ont une structure plutôt rigide, comment se fera le changement à ce niveau?
De manière générale, ceci se fait au cas par cas. Pour les gros débiteurs auprès du secteur bancaire, la Commission de contrôle intervient pour aider les banques. Pour les autres crédits, les banquiers pourront proposer une dation partielle, une restructuration du crédit, un plan de remboursement, etc. De toute manière, il faut œuvrer en douceur pour épargner notre rating.

À votre avis, le secteur bancaire libanais est-il suffisamment préparé en prévision de Bâle II ?
Dernièrement, il y a eu une circulaire (n° 222) qui a été émise par la Commission de contrôle des banques concernant les risques de fraude et de panne informatique. De même qu’une autre circulaire devrait sortir d’ici à quelques semaines pour expliquer aux banques comment diminuer les risques de “mismatching”. Et il y a bien sûr la circulaire 238 qui oriente les banques vers une nouvelle approche analytique des crédits. Nous sommes en présence d’une procédure en cours, de manière à ce que tout le monde soit prêt en 2006. De toute façon, ce qui compte c’est que les banques libanaises comprennent l’essentiel du message de Bâle II. Qui prône le concept suivant : au lieu d’augmenter à outrance le numérateur (c’est-à-dire le capital), essayez de diminuer le dénominateur (donc les risques notamment des crédits). Ceci est essentiel pour que le retour sur fonds propres des banques libanaises soit bon et que nous soyons toujours compétitifs.

Quelles sont les perspectives tracées par Bâle II pour les risques souverains (crédits octroyés à l’État) ?
Bâle I signifiait par risques souverains les emprunts bancaires au Trésor public. Bâle II élargit le concept et englobe dans les risques souverains bien sûr les prêts du secteur bancaire au gouvernement, mais aussi les dépôts du secteur bancaire auprès de la Banque centrale et qui sont, jusqu’à présent, considérés à risque zéro. Ces dépôts comprennent aussi bien les réserves obligatoires que les dépôts libres et qui seront calculés au même risque que celui de l’État lui-même. La deuxième différence avec Bâle I, c’est que Bâle II définit, quelles que soient les échéances, un risque de 20 % pour les risques souverains en monnaie locale. Quant aux avances à l’État en devises étrangères, elles dépendent de la cotation des agences de rating. Or, l’État libanais est noté B-, ce qui donne un risque spéculatif très élevé. Ce qui veut dire que si la banque place 1 000 $ avec l’État, il faut compter une provision de 1 500 $. L’État libanais devrait donc absolument améliorer l’état des finances publiques, d’ici à 2006. Certaines mesures d’assainissement et de renflouement de l’économie sont en voie d’exécution comme notamment le processus de privatisation. Le Liban pourrait alors être coté B, ou B+, ou mieux. Ce qui devrait alors améliorer le risque souverain et alléger le fardeau qui est supporté par les banques.

Notre paysage bancaire sera-t-il, à votre avis, modifié en perspective de Bâle II ?
Il est certain que les banques devront changer de philosophie. On assistera certainement à des fusions (à condition que la loi sur les fusions soit prorogée, même avec des amendements). Les petites banques seront toujours nécessaires, notamment pour certaines niches de marché comme le microcrédit, ou l’Investment Banking.
Les grandes banques sont, à mon avis, assez bien équipées. Ce sont les banques moyennes qui devront faire le plus gros effort pour trouver la niche qui leur convient le mieux et pour se recentrer. Globalement, j’estime que la situation des banques libanaises se situe dans une bonne moyenne du niveau mondial.

Certaines rumeurs font état d’un possible départ des banques étrangères de la scène libanaise. Cela est-il fondé ?
Il y a eu dernièrement le départ d’ABN Amro Bank qui a fait couler beaucoup d’encre et qui a poussé le gouverneur de la Banque centrale à expliquer les raisons de ce départ. Ces raisons ne sont pas liées au marché libanais en tant que tel, mais plutôt à la stratégie des banques internationales de se recentrer sur certains marchés qui offrent des risques plus faibles et une rentabilité plus grande, comme les pays du G8 (les huit pays les plus riches). Ces banques garderont, à terme, une filiale dans une ville ou deux de la région, qui suffira à couvrir les grandes opérations de financement dans l’ensemble de la région. Mais la plupart ne seraient peut-être pas intéressées par les activités quotidiennes de détail sur chacun des marchés des pays émergents.


Beyrouth,20Août2003
Nada Francis
Le Commerce du Levant


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