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Euromed héritage : de l'expérimentation à la construction

Lancé en 1997, Euromed Héritage, qui fait partie du « 3e volet » social, culturel et humain du Processus de Barcelone, a été l’un des tout premiers programmes régionaux MEDA. De l’architecture à la musique, des mosaïques aux vêtements traditionnels, des fêtes locales aux manuscrits anciens, ce programme a déjà contribué, de multiples manières, à inventorier le patrimoine méditerranéen, à le préserver et à mieux le gérer. Il a surtout créé des liens entre professionnels et responsables du patrimoine de tout l’espace euro-méditerranéen et favorisé les contacts entre les cultures de façon très concrète. Ces liens et ces contacts n’ont pas fini de porter leurs fruits.

Du 17 au 19 juin à Rome, les institutions, les organismes et les experts impliqués dans les trois phases d’Euromed Héritage se sont réunis pour la première fois au grand complet avec des représentants de la Commission européenne, lors d’une conférence intitulée « Un exemple tangible du dialogue des cultures ». Cette conférence était organisée par l’Institut italien du catalogage et de la documentation (ICCD), l’organisme public chargé depuis un an de coordonner la mise en œuvre du programme en tant qu’Unité régionale de suivi et d’appui (RMSU en anglais). En tout 21 projets ont été soutenus dans le cadre d’Euromed Héritage I avec un financement MEDA de € 17,2 millions pour la période 1997-2003, 11 projets au titre d’Euromed Héritage II avec € 30 millions pour 2001-2008 et 4 autres font l’objet d’Euromed Héritage III, doté de € 10 millions pour 2003-2008.

A la Commission européenne, au sein de la Direction « Méditerranée-Proche et Moyen-Orient » de l’Office de coopération EuropeAid, Léonidas Kioussis est responsable des programmes régionaux ayant trait à la culture, à l’audiovisuel et à l’information, avec l’aide de Claire Kupper, qui assure le suivi du programme Euromed Héritage. Le Dossier Spécial Euromed leur a demandé de préciser l’impact, les difficultés et les perspectives d’Euromed Héritage.

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Dossier Spécial Euromed : Vous connaissez la fameuse phrase attribuée à Jean Monnet : « si c’était à refaire, je commencerais par la culture ». Est-ce que MEDA a eu raison de commencer par la culture en 1997 avec Euromed Héritage ?

Claire Kupper : La culture est un vrai vecteur pour rapprocher les gens ; si on prend la question dans ce sens-là, oui, on a bien fait de commencer par la culture. Il faut replacer ce programme dans le cadre du Processus de Barcelone et des idées véhiculées par ce processus, notamment le dialogue des cultures, dont le principal instrument est le partenariat et qui peut contribuer à créer une zone de paix en Méditerranée.
Comment et quand peut-on évaluer et mesurer les résultats atteints par un programme multiforme comme Euromed Héritage ?

C.K. Il faut préciser qu’un tel programme se situe dans le long terme car son ambition se situe au niveau du rapprochement et du dialogue entre les cultures. Je pense qu’il est intéressant de se poser la question de l’impact en termes de résultats intangibles : tous ces liens, toutes ces synergies qui sont créés entre les différents partenaires des projets, voilà le principal atout du programme. Bien sûr, ces liens ne se construisent pas en un jour ! En tout cas, il n’est pas question dans ce programme de fournir une assistance technique pour résoudre des problèmes culturels particuliers chez nos Partenaires méditerranéens. Il s’agit plutôt de rechercher des solutions stratégiques pour l’ensemble de la région. Nous visons une meilleure connaissance du patrimoine, sa promotion et la sensibilisation des populations. De ce point de vue, des produits concrets existent : des bases de données comme celle du projet PISA, des publications comme les guides sur l’Art Islamique ou l’inventaire du patrimoine architectural réalisé par le projet CORPUS, les nombreux sites Internet ou encore les expositions itinérantes comme « Empreintes de la Méditerranée » du projet PRODECOM).

Comment le programme facilite-t-il le dialogue entre les cultures, un impératif pour l’Union européenne, notamment depuis le 11 septembre ?

C.K. :Il est bon de se pencher à nouveau sur le patrimoine commun du Bassin méditerranéen. Le premier aspect important, c’est de redécouvrir ce patrimoine partagé afin que chacun puisse se réapproprier son propre patrimoine. Par bien des aspects, nous avons un patrimoine tout à fait identique; il y a eu beaucoup de circulation autour du bassin méditerranéen; maintenant, il y a un manque de connaissance de ce patrimoine partagé, qui doit être revalorisé. Le projet MEDIMUSES donne un bon exemple de ce patrimoine commun redécouvert : il étudie l’histoire des racines communes de la musique, la théorie, les styles et les instruments. Il organise des concerts qui réunissent des artistes des deux rives de la Méditerranée. Un autre projet, MANUMED, a fait un travail remarquable en répertoriant les manuscrits des bibliothèques privées, totalement inconnus jusqu’à maintenant ! Une fois le patrimoine commun reconnu, encore faut-il qu’il soit diffusé et qu’il sorte du cercle des projets et du réseau constitué dans le cadre du programme. Il faudrait arriver à ce que des liens soient tissés au-dehors pour que le dialogue, partagé, apporte un résultat nouveau.

Un programme culturel, surtout dans un contexte de coopération, peut aussi créer des emplois et améliorer la vie des gens. Quelle est la contribution d’Euromed Héritage à cet égard ?

C.K. : Beaucoup de gens pensent qu’à priori, la culture, c’est un peu du luxe. Pourquoi ? Parce que souvent, elle n’est pas accessible à tout le monde. Le programme a pour objectif d’améliorer cette connaissance et de faire en sorte qu’elle soit accessible à un plus grand nombre. L’accessibilité et la mise en valeur du patrimoine sont directement liées au tourisme. Je pense que par le biais du tourisme, on peut faire le lien avec l’emploi; il est très clair que la demande augmente un peu partout et que, indirectement, certains projets du programme contribuent à certains égards à créer des emplois. Les projets produisent des publications, des guides pour des circuits touristiques, par exemple ceux de Musée Sans Frontières concernant l’Art Islamique ; mais il reste encore du travail pour faire le lien avec les agences de voyages, pour que des projets culturels dans le secteur du tourisme puissent se mettre en route. Mais parfois les choses ne vont pas aussi vite qu’on peut l’espérer. D’autres projets créent indirectement de l’emploi car ils contribuent à former des gens dans ce secteur : cela a été le cas des Cours du Patrimoine du Maghreb, notamment en Tunisie ; cela va se produire encore avec le projet REHABIMED. Quant à améliorer la vie des gens, je pense que si chacun prend conscience de son patrimoine, il se réapproprie également une certaine dignité, et si, par ailleurs, chacun s’aperçoit de la valeur du patrimoine de son voisin, il respecte davantage son voisin. Et contribuer à la paix, c’est sûrement améliorer la vie des gens.

Quelle valeur ajoutée la dimension régionale apporte-t-elle ?

C.K. : On revient toujours à ce patrimoine partagé caractéristique de la dimension régionale. On peut parler de la musique byzantine et des manuscrits anciens. On peut citer le patrimoine architectural urbain des XIXe et XXe siècles dont les influences ont touché tout le pourtour du bassin méditerranéen, comme le montre le projet « PATRIMOINES PARTAGES » .
Leonidas Kioussis : Si on regarde le Bassin méditerranéen, il y a 5000 ans, il y avait des mouvements des gens avec leur civilisation. Si on pense aux religions ou aux évolutions des différentes civilisations, la caractéristique la plus importante, c’est qu’il s’agit de peuples qui bougent, qui transportent avec eux leur civilisation et qui la mêlent à celle des pays où ils s’installent. MEDIMUSES, par exemple, se fonde sur cette tradition qui fait partie de la mémoire collective de toute une région et qui dépasse les frontières. C’est donc forcément régional : ce n’est pas une culture qui s’est développée dans un pays et qui y est restée ; c’est quelque chose qui se déplace toujours d’un rivage à l’autre. L’artisanat, la navigation, c’est le fruit du commerce de la culture.

D’une phase à l’autre, comment Euromed Heritage a-t-il réussi à progresser et quelles sont les perspectives d’Euromed Heritage III ?

C.K. : Le programme Héritage est un programme expérimental et on s’est aperçu au fur et à mesure du déroulement de la phase I que l’aspect régional, inscrit dans la nature de ce programme, n’était pas développé comme on le souhaitait. Aussi la phase II tente d’insister sur cette dimension. Par exemple, dans le cas de formations, on met l’accent sur un brassage plus grand entre les différents pays et territoires. Les nouvelles technologies sont également mieux mises en valeur, par exemple dans les cours à distance du projet IKONOS. Une autre évolution du programme est l’intérêt pour le patrimoine non matériel : la musique avec le projet MediMuses, les traditions orales avec MEDITERRANEAN VOICES et aussi l’artisanat avec PRODECOM. Pour revenir à la dimension régionale, il faut insister sur le fait qu’elle constitue encore aujourd’hui un défi pour les projets, surtout dans sa dimension sud-sud. Là aussi, je crois que l’impulsion encouragée par l’Unité régionale de suivi et d’appui (RMSU) aura un effet bénéfique et concret. En ce qui concerne Héritage III, il y a souvent une confusion : Héritage III n’est en fait que la continuation d’Héritage II. En effet, 15 projets avaient été sélectionnés, mais le budget disponible ne couvrait que les 11 premiers. Il a fallu attendre qu’on débloque une tranche supplémentaire qui s’est appelée Héritage III. Il n’y a donc pas de différence dans les objectifs poursuivis. Pour l’avenir, précisons que les fonds ne sont pas encore programmés au-delà de 2006. Rien n’est encore défini concernant un éventuel Héritage IV, mais la demande est grande et je ne vois pas comment on pourrait rayer de l’agenda politique des notions comme le dialogue culturel et le rapprochement des peuples. Toutefois, le lancement d’un nouveau programme dépendra de l’impact des projets actuels. Il y a aussi la Fondation qui vient de se créer et on espère beaucoup que l’expérience acquise au sein d’Euromed Héritage puisse effectivement être intégrée dans cette Fondation et avoir ainsi un prolongement.

Comment les Partenaires méditerranéens peuvent-ils tirer un parti maximal du programme ?

C.K. : Je pense que le parti maximal qu’il peuvent en tirer vient du défi qui leur est posé en termes de partenariat. Ce partenariat est difficile, on ne va pas le cacher. Donc le défi posé pour les projets se trouve tout autant dans la manière dont se déroulent les projets, en mettant les différents partenaires autour d’une table, que dans les résultats obtenus. Et si les 10 ou 25 partenaires d’un projet ont réussi à mener une action commune, c’est une réussite en soi. L’aide du RMSU se révélera très précieuse à cet égard afin de huiler les synergies ! et les premiers signes concrets se manifestent : on assiste maintenant à de nouvelles synergies entre projets, par exemple des invitations à des expositions ou à des colloques.
L.K : Je crois que les projets régionaux qui tournent autour de la culture n’ont pas un impact matériel aussi marqué que les projets du domaine économique. C’est pour cela que la culture joue un rôle essentiel pour rétablir les relations et le dialogue.
C.K. : Même si la culture permet aux gens de dialoguer, il ne faut pas occulter des blocages d’une autre nature: par exemple, pour une réunion organisée dans un pays donné de la région, il est très difficile de faire venir des participants d’un pays voisin si les relations politiques entre les pays en question sont mauvaises ou inexistantes.

Quel est le lien entre Euromed Héritage et les besoins des Partenaires méditerranéens dans le domaine culturel ?

C.K. : Cette question est très pertinente ! Lors de la conception des projets, la négociation concertée de manière à impliquer tous les acteurs et leurs besoins, à partir d’études spécifiques, n’a pas nécessairement et suffisamment été prise en compte. C’est sans doute une faiblesse du programme, sur le plan de la conception d’une série de projets. Mais nous en sommes conscients et il faut voir comment, pour les projets en cours, il est encore possible d’évoluer. Les responsables de projets s’adaptent continuellement à la réalité et introduisent des modifications, ce qui permet de prendre en compte des études préalables afin de réorienter le projet en fonction des besoins. Il ne faut pas négliger non plus le rôle important des ministères impliqués dans les projets : ils peuvent fournir les informations et les données nécessaires à une meilleure identification des besoins.

Euromed Heritage était au départ surtout expérimental. Comment peut-on assurer la durabilité de ses activités ?

C.K. : Comme je l’ai déjà dit, les liens entre les personnes restent ! D’autant que les universités sont très impliquées dans ce programme – elles représentent plus de 50% des partenaires - et les synergies mises en place vont au-delà des projets. En revanche, pour certains projets, il faudrait davantage institutionnaliser les relations afin que les sujets traités deviennent des préoccupations politiques ! On l’a vu à la conférence de Rome, avec par exemple l’idée que la culture fasse partie du Programme indicatif national. On a parlé tout à l’heure des résultats concrets et on a cité les publications, les sites Internet, les CD et les expositions ; mais il faut aussi faire un effort en matière de diffusion, chez les Partenaires méditerranéens et en langue arabe. Trop peu de publications sont diffusées en arabe. Trop peu aussi font l’objet d’une campagne de promotion et de diffusion. Pour garantir sa durabilité, ce programme – j’insiste - doit sortir du milieu des initiés et atteindre un public plus vaste. Je pense que là, il y a encore un effort à fournir de la part des projets. Pour les publications, les projets doivent identifier des maisons d’édition spécialisées qui ont un public ciblé et par conséquent un réseau de distribution. A un niveau plus vaste, à partir du moment où on se réapproprie sa propre culture, on devient également plus conscient de la nécessité de la défendre et de la protéger. Les décideurs ont bien entendu un rôle important à jouer à ce niveau, mais les communautés locales garantissent aussi la durabilité : le projet TEMPER a très bien réussi à impliquer les communautés locales dans la préservation et l’animation des sites archéologiques

Comment Euromed Héritage peut-il se faire mieux connaître ?

L.K. : C’est une question pour tout le programme MEDA. On n’a pas encore réussi à bien informer les Partenaires MEDA de tout ce que le programme apporte aux gens. Ce n’est pas seulement une question de déficit de l’information; il ne suffit pas d’informer les gens de tous les projets du programme Euromed Héritage; il faut renforcer la prise de conscience des choses. Comment ? On peut utiliser les médias, la télévision, la radio et travailler encore plus avec les journalistes qui sont les multiplicateurs d’information, essayer de faire des événements, comme par exemple dans le projet « Navigation du savoir » où un bateau vient dans différents ports de la Méditerranée. Il faut bien démontrer cela aux gens de la région. C’est comme cela qu’on va sortir de ce cercle restreint de projets pour aller un peu plus loin par les exemples de projets Héritage qui peuvent nous montrer les succès qu’ils ont remportés dans la voie du dialogue et des échanges entre les différents peuples de la Méditerranée.

Bruxelles,09Août2004
Rédaction
Union Européenne


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