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Grand Moyen-Orient - «Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain»

· La vision modérée européenne ou le coup de marteau américain
· Le monde arabe a soif de démocratie


Tout n’est pas mauvais dans le Grand Moyen-Orient. Le projet du G8, d’inspiration américaine, qui prône la démocratisation de la bande géographique allant de la Mauritanie au Pakistan, pourrait jouer le rôle d’aiguillon dans le développement de cette zone, “dite arabo-musulmane”.

C’est en substance la conclusion de la conférence tenue le 27 janvier à l’école des Hautes études de management (HEM) et intitulée “Grand Moyen- Orient: Rêve arabo-musulman ou effet d’annonce?”
La démocratisation est un processus à multiples facettes. Cela implique le pouvoir interne, la population et les partenaires externes. Pourtant, seuls les deux derniers acteurs ont fait l’objet d’analyses. Une façon de contourner l’œil de l’ornière? en tout cas, cela reste une question en amont de l’enjeu démocratique.
Et justement, comment cet enjeu est-il abordé depuis l’extérieur? Jean François Daguzan de la Fondation de la recherche stratégique et rédacteur en chef de la revue Maghreb-Mashrek, a expliqué les deux visions internationales du “renouveau” dans le Grand Moyen-Orient.

D’une part, la vision modérée véhiculée par l’Europe. Celle qui “comprend le plus les besoins et la culture de ses voisins”. Il s’agit d’un partenariat dans le cadre du processus de Barcelone, prévoyant des réformes politiques, économiques et sécuritaires.
A l’inverse, la réforme par la force ou “le coup de marteau” américain. Le spécialiste français estime que les Américains seraient virulents parce qu’ils ont tiré les leçons de leur soutien aux régimes autoritaires. Soutien qui s’est retourné contre eux. D’où le 11 septembre qui serait, pour cet universitaire, “le fruit de la recherche de stabilité”.

Changement de cap. Au lieu de soutenir les régimes totalitaires, l’Administration américaine préfère maintenant “faire sauter le couvercle de la marmite”, sans prêter attention aux conséquences. “En tout cas, selon l’Administration Bush, le mouvement sera moins mauvais que la stabilité”, ironise Daguzan.
Guerre préventive, accords de libre-échange… l’approche US conjugue le messianique, le militaire et l’économique. Il faut noter que le passage à l’acte s’est basé sur des rapports alarmants, réalisés par des institutions onusiennes. Deux visions internationales pour la démocratie dans le Grand Moyen-Orient. Processus de Barcelone ou Grand Moyen-Orient? Lequel choisir?

“Construisons ce que nous avons commencé au lieu de se lancer dans des aventures inquiétantes pour la sécurité”, pense Daguzan. Cet avis est nuancé par Rachid Belmokhtar, président de l’Université Al Akhawayne et modérateur du débat. “Finalement, très peu de choses ont été réalisées par le processus de Barcelone en raison du manque de vision politique de l’Europe, qui a du mal à trouver son unité”.
Par contre, la vision américaine est frontale, à la cow-boy. “Quand ils disent nous allons faire, ils le font”, explique Belmokhtar. Même si elle est violente, l’approche américaine a réveillé le débat démocratique dans le monde arabe.

“Contrairement aux beaux discours de la politique européenne de bon voisinage et des anneaux d’amitié”, pense le modérateur.
Côté monde arabe, la position n’est pas aussi radicale qu’on le pense. Ce monde n’est pas haineux envers le “made in State”. Mais il demande des réformes graduelles et progressives au lieu d’une contrainte qui lui rappelle le régime en place.

C’est en substance l’avis de Khader Bichara, directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe contemporain, forgé à partir d’une analyse des positions arabes et européennes dans la presse.

Cela veut dire que le monde arabe a soif de démocratie. Mais pas n’importe laquelle. Cette dernière ne doit pas escamoter l’identité arabe, noyer les frontières et fracturer les ethnies.
Les intellectuels font bloc pour dire que cette démocratie est appelée à s’appliquer dans son sens universel; se faire d’une façon progressive et avec des aides concrètes de l’extérieur.
L’universitaire cite à titre d’exemple les pays de l’Europe de l’Est qui ont accompli la transition démocratique en 10 ans, en partie grâce à la promesse d’adhésion à l’UE. De même, les pays arabes ont besoin d’un motif pour se développer: jumelages entre villes, municipalités, échanges culturels et universitaires….Bref, créer un espace commun de codéveloppement, afin que “l’incubation démocratique” puisse se faire sainement.

Qu’il s’agisse du Grand Moyen-Orient ou du processus de Barcelone, le monde arabe n’a pas constamment besoin “d’une béquille” américaine ou européenne. “Ce qui est souhaité, c’est de raviver les forces intrinsèques de la société arabe”, pense Khalid Naciri, directeur de l’Institut supérieur d’administration.

L’universitaire estime que l’initiative américaine est un “non-sens géopolitique” parce qu’elle a mis dans le même panier des peuples que peu de choses relient. “Cela dit, si le package américain qui entoure la démocratie doit être rejeté, le produit lui-même mérite qu’on s’y attarde”, estime t-il.

Et le peuple américain? cette tierce partie est associée à tort au stéréotype de “maîtres du monde”, véhiculé par l’Administration américaine. “C’est une erreur de croire que tous les Amé-
ricains pensent comme Bush. Ce serait reproduire la faute d’amalgame, commise à l’égard du Grand Moyen-Orient”, conclut Belmokhtar.

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Grand Moyen-Orient - Le projet manque de cohérence

Le chercheur Jean-François Daguzan, directeur de la revue Maghreb-Mashreq, pense que le projet du Grand Moyen-Orient est un mariage contre-nature entre les pays de la région. Pour lui, il s’agit plus d’une idée qui cherche à réunir les Arabes, un agrégat de tout ce qui est musulman ou presque.

· L’Economiste: Le projet du Grand Moyen-Orient (GMO) est-il réalisable sans règlement préalable du conflit israélo-palestinien?
- Jean-François Daguzan: Ce projet n’est pas applicable sans solution au conflit israélo-palestinien. Mais quelle que soit la situation au Moyen-Orient, l’idée même du GMO a des limites immédiates. Nous ne pouvons pas associer la Mauritanie au Pakistan. Si nous examinons ce concept, nous constaterons qu’il s’agit plus d’une idée qui cherche à réunir les Arabes, un agrégat de tout ce qui est musulman ou presque. Ce qui nous donne un mélange de problématiques tout à fait hétérogènes. Les Pakistanais ont-ils les mêmes problèmes que les Marocains? Quel statut pour l’Iran? Nous pouvons trouver des éléments structurels, génériques et démographiques entre ces pays comme l’analphabétisme mais après, quel est le facteur qui les réunit derrière tout cela? L’ambition du projet a une limite de cohérence. Derrière le GMO, il y a l’idée de la contrainte. Mais il faut voir quel sens elle a pour les Afghans, les Irakiens, les pays du Golfe…Nous sommes donc toujours dans cette ambiguïté fondamentale, qui consiste à pousser la démocratie au risque de faire sauter les structures sociales.

· Comment arriver à concilier les objectifs de “révolution démocratique” interne et le besoin de stabilité régionale?
- La vraie difficulté est de se heurter sans arrêt à un équilibre instable. Ce jeu démocratique absolu peut apporter une solution indésirable (ndlr: montée de l’islamisme). De l’autre côté, la logique de la démocratie à l’européenne est d’aller jusqu’au bout, c’est-à-dire à des élections libres. Le blocage du processus électoral en Algérie en 1992 qui a abouti à une guerre civile illustre bien cette idée. Tout le monde doit participer au débat sur la démocratisation.

· Vu les intérêts politiques et économiques des USA dans le Golfe, pensez-vous qu’ils laisseront l’Europe y nouer des partenariats?
- L’Europe dialogue avec le Conseil des Etats du Golfe depuis 10 ans. Il y a également des relations très fortes entre la France et les Emirats arabes unis et aussi avec le Qatar. L’Arabie saoudite essaie, nous le sentons bien, de sortir de sa relation étouffante avec les USA. Le 11 septembre l’a rendue prisonnière des intérêts américains. Le grand problème de demain, c’est de savoir si l’éventuelle puissance nucléaire de l’Iran entraînera une intervention américaine. Et là aussi, l’Europe a un rôle à jouer en essayant de conduire les Iraniens à une solution de négociation.

· L’Europe, dont certains de ses membres siègent au G8, est réservée sur le projet du Grand Moyen-Orient. Elle peine pourtant dans le processus de Barcelone qu’elle a initié…
- Je crois beaucoup au partenariat européen. Je ne veux pas mettre en compétition le processus de Barcelone et celui du GMO. Mais le premier a quand même le mérite de l’ancienneté, malgré ses limites. Pendant dix ans, il a essayé de répondre aux besoins de développement et de sécurité, en en payant le prix. Le GMO est une idée tout à fait intéressante, mais dans laquelle les Américains ne mettent pas un centime. Il est vrai que le processus politique euroméditerranéen est paralysé mais, au moins, nous avons cette vision globale qui repose sur trois axes: sécurité, politique et développement. Celle-ci est plus pertinente et cohérente que le projet du GMO. Ce dernier va brasser des idées sympathiques, mais nous ne savons pas sur quoi elles peuvent déboucher.

· Donc, finalement, au sein du G8, les Européens n’ont pas une grande marge de manoeuvre…
- Au sein du G8, les Américains ont proposé des solutions suffisamment édulcorées pour que tout le monde les trouvent acceptables. Comme il s’agit d’un ensemble de bonnes pratiques, les membres du G8 ne voulaient pas avoir un nouveau conflit avec les USA après la fracture de l’Irak. Leur acquiescement est une façon polie de ne pas dire non, mais tout en étant relativement lucides sur les limites de l’exercice. Ils ne veulent pas créer un affront sur un sujet qui peut trouver un consensus global. Le vrai enjeu européen se joue avec le partenariat de Barcelone. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas le lier à d’autres processus coopératifs avec le Golfe et la zone sahélienne de l’Afrique. Nous avons de vrais problèmes comme la migration clandestine dont la plupart des candidats proviennent de l’Afrique subsaharienne. D’où la nécessité de revenir à des visions de plus en plus globales. Les USA voient le Sahel par le bout de la lorgnette, c’est-à-dire du côté de la lutte conte le terrorisme. Mais sans une véritable politique de développement. Et c’est là où l’Europe doit agir.

Casablanca,14Février2005
Nadia Lamlili
L'Economiste


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