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Rapport du World Economic Forum - Il faut trouver un positionnement...

Entretien avec Abdelmalek Kettani, de la Fédération des PME/PMI

· Rabat pas assez présente dans le Forum d’affaires
· L’Egypte, la Jordanie et la Tunisie se sont mises sur les radars
· «La clé de voûte de la réussite, c’est la méritocratie»


Déjà au Forum de Davos dernier, il n’y avait que «deux personnes et demie» pour représenter le Maroc. L’Egypte, elle, était déjà sur les radars.

Abdelmalek Kettani, vice-président de la Fédération des PME/PMI et président fondateur de l’entreprise Galaxy, a fait un voyage de 38 heures, dont 20 par avion, mais comme, «j’allais être le seul Marocain, il fallait bien faire cet effort pour porter le drapeau» dit-il. La rencontre a abrité des «interventions de haut niveau, franches et transparentes par rapport aux situations des différents pays et de la part de responsables institutionnels» ou même dans certains cas gouvernementaux. «La langue de bois était restée au vestiaire pour une fois dans un forum arabe».

Cet entrepreneur a participé comme membre des «Young Arab Leaders», un groupe de jeunes entrepreneurs sélectionnés par le Wef (World Economic Forum ou Forum de Davos et dont ont fait partie Nezha Hayatt, Bassim Jai Hokeimi …). Ce groupe cherche à mobiliser quelques centaines de leaders du monde arabe pour l’émergence de cette région, en favorisant les échanges d’expériences réussies ou si possible les courants d’affaires interarabes.
Face à tous ces pays qui se servent remarquablement des plate formes pour faire la promotion, le Maroc a encore bien du chemin à parcourir pour mieux communiquer.

- L’Economiste: Quelle image a le Maroc auprès des investisseurs internationaux et qu’attendent-ils de nous?
- Abdelmalek Kettani: Le Maroc est en concurrence avec tous les pays qui cherchent à attirer des investissements étrangers pour assurer de l’emploi et de la croissance économique. Autant dire le monde entier. Ainsi, les arbitrages se font par les investisseurs, non seulement selon la rentabilité et la pérennité des investissements mais aussi selon l’environnement politique et économique du pays ciblé. Autrement dit, on investit dans des pays intéressants financièrement mais aussi que l’on aime!!
Le Maroc est encore relativement méconnu au-delà de nos partenaires traditionnels (France, Espagne, etc.) malgré les efforts.
Pour ce qui est de l’image générale, elle semble en amélioration constante mais de grands investissements restent à réaliser sur le plan communication pour faire valoir les progrès accomplis et faire connaître notre vision nationale à l’échelle planétaire. Il faut vendre le produit Maroc.

- A la lumière de ce rapport, dont certains chiffres sont controversés, comme l’alphabétisation, accès Internet…, quelle est l’urgence?
- Je vous arrête: quand les chiffres ne plaisent pas, on dit qu’ils sont controversés! Cela sera le cas tant que nous n’aurons pas un organisme sérieux, style l’Insee en France, pour nous éclairer sans fard sur la réalité du pays. Le Wef est un organisme mondialement reconnu et se voiler la face en disant que les chiffres sont faux ou loin de la réalité n’est pas une attitude convenable.
Pour ce qui des priorités, il faut améliorer la gouvernance, optimiser l’utilisation des ressources dont nous disposons, et surtout veiller à entrer dans un nouveau «pacte» économique avec le secteur privé pour stimuler les investissements productifs au lieu des investissements spéculatifs, qui ne créent pas ou peu d’emplois et continuent d’alimenter la pompe de l’informel.

- Quels sont les pays «concurrents qui sont sur les radars» des états-majors des multinationales?
- Ils sont connus: l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie sont les principaux dans la région, mais il ne faut pas oublier les pays émergents d’Asie, à savoir le Vietnam, la Thaïlande etc. L’Europe de l’Est est également un concurrent sérieux. En fait, comme pour tout produit devant un marché concurrentiel, il faut trouver un positionnement original pour le Maroc en tenant compte de ses atouts et opportunités qu’il pourrait offrir via ses ressources humaines et naturelles, son environnement, son marché intérieur, ses accords de libre-échange etc. C’est un cocktail de tous ces ingrédients avec une promotion adéquate qui peut faire gagner le Maroc.

- Pourquoi, selon vous, le Maroc n’était-il pas suffisamment représenté? A quoi imputez-vous cela: manque d’intérêt, de préparation, de sérieux… inconscience?
- Le Maroc n’était pas représenté officiellement à cette réunion. Je ne suis pas assez bien placé pour émettre un jugement sur la question, mais toujours est-il qu’il est nécessaire de s’impliquer dans ce type de manifestation et y aller avec des objectifs de rencontre de promotion et de lobbying intelligent. Nous pouvons faire beaucoup dans ce genre de forum pour faire avancer les idées et notre produit national. Les résultats ne sont pas nécessairement immédiats, mais ils finissent par arriver lorsque l’on est sérieux et cohérent dans notre approche. Par ailleurs, la langue de travail étant l’anglais, cela devient un must pour tout responsable ou promoteur de l’image Maroc, sinon, on est largué.

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Pourquoi pas un «Moroccan Promotion & Marketing Board»?

Pour ce qui est de la promotion du Maroc, je suggère de rationaliser les multiples offices et directions censés promouvoir le Maroc et créer un
«Moroccan Promotion & Marketing Board» unique qui regrouperait tous les acteurs par secteur (Tourisme (ONMT), DIE; Export (CNPE) etc.) et qui travaillerait en cohérence avec une stratégie de promotion nationale (et les contrats-programmes par exemple) qui serait établie par un partenariat gouvernement - secteur privé avec des objectifs chiffrés par secteur d’activité et par région du monde.

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Valoriser les exemples et réactiver l’ascenseur social

«Je connais bien le miracle asiatique pour avoir travaillé depuis plus de 10 ans avec les gens de cette région, dit Kettani, ce n’est hélas pas encore pour demain». Dans cette région, il y a un fort pré construit culturel (éducationnel, social et religieux) qui valorise l’effort et la réussite alors qu’au Maroc, on est loin de cet esprit, et toute réussite est chez nous suspecte, explique-t-il.
Pour lui, c’est la philosophie individuelle et collective de la vie qui fait la réussite d’une nation.

«Le système éducatif est la clef de voûte de la réussite en Asie. Sans une réforme et soutenue dans le temps afin de créer des Marocain(e)s de toutes les strates sociales ayant le goût du défi et de la réussite saine basée sur le travail, le dépassement de soi et sur un esprit créatif, nous n’y arriverons pas».

Il faut valoriser les exemples et créer un environnement où notre système éducatif et d’entreprise permet à ceux qui en veulent, de sortir de leur condition initiale, recommande Abdelmalek Kettani. «Sans cela, nous n’aurons que démotivation et volonté de partir ailleurs, cet ailleurs chimérique dont les sirènes attirent tant de jeunes soit vers les pateras, soit un exil volontaire pour les plus qualifiés (et déçus du système) qui sont les plus à même de contribuer à ce sursaut collectif dont nous avons besoin».

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Un joli cadre ne remplace pas le tableau

· Du courage pour les orientations, mais des résistances pour l’application

Faible taux de croissance, aucun grand changement dans la structure des exportations ni celle des marchés destinataires, restructurations lentes, une balance commerciale fortement dépendante du tourisme et des MRE(1) (donc de la conjoncture internationale), agriculture malmenée et inadaptée, explosion de la dette publique (en 2003, elle est deux fois supérieure à ce qu’elle était en 98, soit 76% du PIB), insignifiant recul du taux de chômage (près de 18%, selon Iris), fléau de la corruption, de la pauvreté et de l’analphabétisme, très faible crédibilité des partis politiques.

Le tout est paradoxalement accompagné de plus de lois spécifiques, de champs nouveaux de libertés, de niches de communication sur fond d’ouverture très marquée et différenciée à l’international et aux investissements étrangers, donc une mise au diapason. Le paradoxe se situe dans le fait que ces nouveaux cadres légaux ne sont pas sérieusement investis par tous ceux qui peuvent le faire. Il y a aussi des changements qui demanderont un vrai courage (libéraliser un secteur céréalier non compétitif qui couvre 70% de la surface utile agricole, gérer l’exode rural…).

A l’extérieur, le Maroc fait bonne figure diplomatique. Entre ce que disent les rapports et les déclarations américaines, européennes et onusiennes, il y a une différence. Le Royaume a très souvent été cité en exemple et en pays leader dans le monde arabe et en Afrique (www.leconomiste.com) à juste titre pour les réformes de fond et le courage pour les mettre en place, car dans ce “monde”, cela fait encore la différence. Ce qui lui vaut l’appui international. Mais le cadre d’un tableau n’est pas le tableau.

"Abdelmalek Kettani, entrepreneur et vice-président de la Fédération des PME/PMI de la CGEM: «Le Wef est un organisme mondialement reconnu, et se voiler la face en disant que les chiffres qu’il véhicule sont faux, n’est pas une attitude convenable pour un responsable». En effet, les chiffres du Wef ne sont pas inventés, ils sortent de notre appareil statistique. Grâce au Wef, ils acquièrent une visibilité qu’ils n’ont pas avec les seuls moyens marocains, c’est pour cette raison qu’il est extrêmement important d’être présent auprès de ces organismes globalisés"

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(1) Sans compter l’argent du cannabis. En 2003, il aurait généré selon l’Onu (voir L’Economiste du 30 juin 2004, www.leconomiste.com) quelque 114 milliards de DH de chiffre d’affaires international dont 2 milliards seulement revenant aux producteurs et le reste pour les intermédiaires. Attention, une opinion est en train de se répandre disant que 114 milliards de Dh entrent au Maroc, ce n’est pas vrai. Seulement, 1,7% de la somme globale va aux producteurs. On ne sait pas exactement combien revient aux intermédiaires du Maroc, probablement assez peu aussi

Casablanca,25Avril2005
Rédaction
L'Economiste


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