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Processus de Barcelone - “Il faut s’adapter au rythme de chacun des partenaires”

Entretien avec Taïeb Fassi-Fihri,ministre délégué aux Affaires étrangères

Les ministres Euromed des Affaires étrangères se sont réunis les 30 et 31 mai à Luxembourg pour tenter de donner un nouvel élan à leur coopération et faire le point sur les grandes questions politiques au Proche-Orient. Même si l’ombre du “non” français à la Constitution européenne a plané sur les travaux, le thème principal de la réunion a tout de même porté sur la préparation du dixième anniversaire de la “Déclaration de Barcelone”, en novembre 1995.

Dans un entretien avec L’Economiste, le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi-Fihri, qui a participé à la rencontre de Luxemburg, évalue la position du Maroc dans l’évolution du Processus de Barcelone. Tout en insistant sur la centralité du Processus, le ministre plaide pour sa redynamisation à travers une méthodologie nouvelle. Il insiste sur le rétablissement de l’équilibre entre les trois piliers du partenariat Euromed, trop favorable à son avis au côté sécuritaire.

- L’Economiste: Estimez-vous que le Processus de Barcelone a enfin reçu un coup de fouet à l’occasion de la réunion à Luxembourg?
- Taïeb Fassi-Fihri: Depuis la Déclaration de Barcelone de 1995, nous estimons que les principes et les objectifs demeurent pertinents d’une manière générale dans le sud de la Méditerranée. Naturellement, plusieurs évènements internationaux et régionaux sont intervenus et ont posé avec force la question de la sécurité ainsi que le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.
Côté européen, une tendance à assimiler ces évènements et à vouloir les intégrer dans l’agenda du partenariat. Cela revient en fin de compte à conforter le premier pilier (coopération politique et sécuritaire) au détriment du deuxième (coopération économique et financière) et du troisième (coopération humaine et culturelle). Nous, Marocains, voulons progresser en maintenant un équilibre entre les trois piliers car on ne peut pas avancer sur une seule jambe. Il y a une interaction et tous les éléments sont liés les uns aux autres.
Le progrès social doit s’effectuer dans le cadre d’une stabilité politique et cette dernière est elle-même liée au développement économique. C’est toujours cette vision globale avec la nécessité de voir évoluer les trois piliers en même temps que le Sud est venue défendre ici en force.

· Politique de voisinage

- Quel bilan le Maroc fait-il du Processus de Barcelone?

- Nous pensons que le bilan du partenariat n’avait pas à être établi ici à Luxembourg dans la mesure où cela a déjà été fait depuis plusieurs mois dans des enceintes gouvernementales, notamment à La Haye, mais également dans celle des organisations non gouvernementales. Le gouvernement marocain insiste sur cette vision équilibrée entre les trois piliers. Il prend des initiatives pour lutter contre l’immigration clandestine, coopérer en matière de lutte contre le terrorisme tout en évoluant avec son propre itinéraire dans la voie de la démocratisation et de la consolidation de l’Etat de droit.
Le Maroc a pris une initiative avec la France sur le volet sécurité et défense car nous pensons que la présence d’un contingent marocain en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de l’opération européenne Althea est un bon exemple de mise en confiance dans la gestion des situations de conflit et de postconflit.
Sur le volet politique, le Maroc apporte la preuve de sa coopération mais insiste sur le fait que les évolutions internes dépendent avant tout des réalités de chacun des pays selon son propre rythme, ses propres besoins et moyens. On ne peut procéder dans l’évolution interne des pays arabes que dans le cadre d’un partenariat. Et certainement pas par l’imposition d’une volonté ou d’une vision venue de l’extérieur. Il faut s’adapter au rythme de chacun des partenaires. Le Maroc s’est engagé dans la Politique européenne de voisinage (PEV) parce qu’elle correspond à la démarche qui a toujours été celle du pays et notamment à l’appel lancé par Sa Majesté en 2000 pour évoluer vers un statut avancé.
Nous pensons que la politique de voisinage, parce qu’elle inscrit la démarche spécifique en fonction des réalités de chacun des pays, constitue une réponse à cette demande et qui se reflète dans les dispositions des plans d’action qui ont été négociés avec chacun des pays dont le Maroc.

· Situation des populations émigrées

- Dans sa nouvelle politique de voisinage, l’UE propose plus d’argent en contrepartie de plus de démocratie?

- Tous les progrès politiques que les Marocains réalisent se font d’abord pour eux-mêmes et par eux-mêmes. Ce n’est certainement pas pour bénéficier d’un soutien financier que le gouvernement marocain s’engage dans la voie d’Etat de droit et de la démocratisation. Sur le plan politique, nous n’avons aucun tabou pour discuter avec nos partenaires européens de ce qui se passe chez eux, par exemple en ce qui concerne la situation de nos populations émigrées ou de l’évolution de notre système politique ou de notre société. Je ne vois là rien de contraignant pour notre pays.

- Avez-vous évoqué les derniers évènements des clandestins subsahariens réfugiés dans le nord du pays?
- Le Maroc a pris l’engagement de lutter contre l’immigration clandestine et, à ce titre, un certain nombre d’instruments sont développés depuis plusieurs années.
Ces actions sont menées par le Maroc non pas pour plaire au partenaire européen, mais parce que le Maroc estime que le problème migratoire doit être appréhendé sous un angle qui englobe la dimension sécuritaire mais qui doit nécessairement être accompagné par d’autres modalités.
Je pense à une régulation des flux migratoires, à des accords de réadmission, à des soutiens financiers pour l’éducation, la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté. A ce titre, je souligne l’intérêt suscité en Europe par la dernière initiative de Sa Majesté sur le développement humain dans la mesure où elle s’inscrit parfaitement dans cette démarche globale de lutte contre la pauvreté en utilisant la synergie qui existe entre plusieurs secteurs.
Que ce soit celui de la santé, de l’éducation ou encore de la microentreprise pour lutter contre la pauvreté dans le sens voulu par les Nations unies dans le cadre des objectifs du Millénaire.

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Bilatéral et multilatéral

Les relations avec l’Union passent aussi bien par le bilatéral Maroc/UE que le multilatéral comme le Processus de Barcelone. Mais nous, Marocains, estimons qu’il y a un palier intermédiaire, la coopération renforcée qui consiste pour l’UE à travailler avec un certain nombre de pays du sud les plus avancés.

A chaque fois sur un thème précis pour faire avancer les choses et ne pas attendre que tout le monde soit prêt pour avancer. Dans ce cadre, nous enregistrons avec satisfaction que la négociation en matière de transport aérien qui nous facilitera l’accès au territoire européen. Idem le Maroc participe à l’opération Galileo. Tout cela constitue des marques de confiance vis-à-vis du Maroc dans le cadre de son rapprochement avec l’UE. Nous avons également institué un certain nombre de groupes et de sous-comités dans divers domaines, lesquels se sont tous réunis. Et c’est donc avec ce bilan que nous sommes venus ici à Luxembourg pour insister sur cette démarche: d’un côté, le bilatéral pour lequel il faut aller le plus loin possible.

De l’autre, la coopération sous-régionale renforcée entre quelques pays comme l’accord d’Agadir en matière commerciale et ne pas attendre que tout le monde soit prêt pour créer cette zone de libre-échange».

Casablanca,13Juin2005
Aziz Ben Marzouq
L'Economiste


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