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Quand la Jordanie tire profit de la fuite des Irakiens

L'invasion de leur pays puis les violences sans fin ont provoqué un nouvel exil de nombreux Irakiens vers la Jordanie, située à un millier de kilomètres à l'ouest, de l'autre côté du désert. Cette diaspora vient donner un coup de fouet opportun à l'économie de leur pays d'accueil.

Ce n'est certes pas la première fois que la paisible Jordanie sert de havre pour les réfugiés de pays voisins en proie à des conflits. Cette fois, elle voit converger des Irakiens de tous bords, qu'il s'agisse d'anciens et riches responsables du régime déchu, de modestes vendeurs de rue ou de prostituées.

Si certains habitants d'Amman, la capitale, se plaignent de cette "invasion", le gouvernement se réjouit de l'afflux de capitaux irakiens, qui lui permet de compenser une dette extérieure lourde de sept milliards de dollars (5,7 milliards d'euros).
Les prix de l'immobilier ont plus que doublé à Amman depuis que des Irakiens aux poches pleines d'argent liquide ont acheté appartements et villas par dizaines. Il n'est pas rare de voir d'ancien membres du parti Baas de Saddam Hussein sortir de longues limousines pour dîner dans les restaurants à la mode. A l'autre bout de l'échelle, des femmes russes servent à boire à des chauffeurs routiers irakiens qui peuplent les bars à danse du ventre avant d'effectuer le périlleux voyage de retour vers Bagdad.

Cessant un instant de glisser sa carte professionnelle par la fenêtre entrouverte des voitures, une prostituée de 28 ans prénommée Seham livre une leçon de micro-économie. "Mes affaires n'étaient pas florissantes en Irak. Les gens ont du mal à joindre les deux bouts là-bas. Ici, je gagne au moins 200 dollars (165 euros) par jour", explique cette jeune femme qui résidait encore à Mossoul, dans le nord de l'Irak, il y a un an. Et qui sont ses clients? "Des Irakiens", répond-elle.

Drapée de noir, Sajida Abdul-Kadhim, 48 ans, vend quant à elle cigarettes et briquets sur un marché d'Amman. Pour cela, elle a laissé ses six enfants à Bagdad.
"C'est difficile de vivre et de travailler dans un pays étranger, mais je n'ai pas le choix. Je dois envoyer de l'argent à ma famille", explique cette femme aux abois. "Mes filles ont dû quitter l'école de crainte d'être enlevées et mon fils a été arrêté par erreur par les troupes américaines."

Des réfugiés, la Jordanie en a vu d'autres. Environ 120.000 Libanais y ont fui la guerre civile dans leur pays à partir de 1975. Puis lorsque Yasser Arafat s'est rangé dans le camp de Saddam Hussein pendant la crise du Golfe (1990-91), entraînant l'expulsion de milliers de Palestiniens des pays arabes opposés au régime de Bagdad, la même Jordanie en a accueilli 300.000. Et l'immobilier a bondi de 30%.

Ce pays de 5,5 millions d'habitants compte aujourd'hui 1,8 million de Palestiniens répartis dans des camps, la plupart ayant échoué sur le sol jordanien en raison de l'avancée des forces israéliennes durant les guerres de 1948 et de 1967. A ce total s'ajoutent à présent 400.000 Irakiens, chiffre officiel qui serait deux fois supérieur dans la réalité...
L'un de ces réfugiés irakiens n'est autre que la soeur aînée de Saddam Hussein, Raghad, arrivée avec sa jeune soeur Rana peu après la chute de Bagdad. Loin de son pays, elle conserve ses habitudes, écumant les boutiques de luxe d'Amman et payant ses emplettes en liquide.

Iyad Allaoui, ancien Premier ministre irakien de l'immédiat après-guerre, possède quant à lui une villa de plusieurs millions de dollars dans la capitale du royaume hachémite. Parmi ses voisins figurent l'ambassade d'Israël et Sabah Yassine, ex-émissaire de Saddam Hussein ayant fait défection.

Deux quartiers à majorité chrétienne de Amman sont envahis par des Irakiens souvent aisés, qui ont fui les persécutions visant leur église. Ces exilés à l'accent caractéristique sont d'importants pourvoyeurs de capitaux, comme le confirment les statistiques officielles. On y apprend notamment que 53% des consommateurs étrangers sont des Irakiens, qui ont dépensé 84 millions de dollars (69 millions d'euros) en achetant 1.147 logements entre janvier et août de cette année, soit une hausse de 137% par rapport à la même période en 2004.
Quant aux investissements irakiens, qui vont essentiellement à l'industrie et à l'import-export, ils ont doublé, s'élevant à 92,5 millions de dollars (75,7 millions d'euros) en un an, selon les chiffres du ministère jordanien du Commerce.

Amman,24Octobre2005
Rédaction
Le Nouvel Obs


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