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Sommet de l’information - Une rencontre bien paradoxale

· Tunis n’a pas pu s’empêcher de limiter les libertés
· Qui doit gouverner Internet?


Vraiment pas de chance, à moins que ce soit l’incompréhension entre deux façons irréconciliables de voir l’information:

les incidents se multiplient entre les journalistes et les autorités tunisiennes, alors que depuis hier et jusqu’au vendredi 18 novembre, la Tunisie accueille le deuxième volet du Sommet mondial de la société de l’information (SMI).

Tunis a fait un énorme investissement politique sur ce sommet, en espérant d’une part remonter la pente de son petit retard technique (par rapport au Maroc notamment: près de 10 millions de clients au téléphone mobile, 3 millions d’internautes, numéro un de la région pour les centres d’appels, croissance étonnante des centres de développement…) et d’autre part, effacer ou atténuer son image négative sur les libertés. C’est raté puisque les principaux concernés que sont les journaux à travers la World Association of Newspapers (WAN), tout comme Reporters sans Frontières et diverses autres ONG, ont condamné le choix de tenir ce sommet à Tunis. C’est raté puisque les informations diffusées à partir de Tunis montrent l’absence de liberté. Il n’empêche que cette deuxième partie des travaux de l’Union internationale des télécommunications, organe de l’ONU, porte sur des sujets essentiels: l’ICANN, autrement dit la “gouvernance d’Internet” ou la fracture numérique entre riches et pauvres. L’autre sujet qui retient toute l’attention n’était pas prévu à l’ordre du jour, mais chacun s’attendait à ce qu’il ravisse la vedette aux thèmes techniques: la liberté de faire circuler l’information. Il est d’ailleurs arrivé ce qui devait arriver: les autorités tunisiennes n’ont pas pu s’empêcher de fauter sur ce chapitre. Ce qui a motivé un sec rappel à l’ordre de l’UIT. Les médias constituent des acteurs, partenaires et “parties prenantes”, indispensables à la construction de la société de l’information (…), ils contribuent à réduire la fracture numérique, affirme l’Union internationale des télécommunications. Elle ajoute dans son communiqué: “Les médias ont pour tâche de produire, de collecter et de diffuser un contenu diversifié et de qualité, d’encourager un débat équilibré et l’existence de médias librement accessibles et à caractère informatif, et de veiller à préserver la liberté d’expression et les droits de l’homme”.

Le problème de l’ICANN est aussi une question de risques puisqu’il s’agit de faire passer sous contrôle international, le travail d’accorder les noms de domaines (“.ma” pour Maroc, “.com” pour commercial international, “.fr” pour France…). Les Etats-Unis chez qui ce travail est aujourd’hui effectué, ne veulent pas lâcher ce qui pourrait devenir un élément de domination (voir ci-contre). Au vu de ce que la puissance américaine est capable de faire depuis quelques années contre le droit international, le reste du monde n’a plus confiance dans la gestion de l’ICANN.
Quant à la fracture numérique, concept qui retrace la différence d’équipements, et donc d’utilisation, des NTIC, c’est elle qui avait été le plus traitée dans la première partie du sommet, à Genève, en décembre 2003. C’est d’ailleurs ce sujet qui explique la présence du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan lui-même à Tunis, si controversé pour ses mauvaises pratiques en matière d’information. L’idée a été lancée à Genève, en partie sous l’impulsion du Maroc (Benabdallah et Ahizoune, respectivement ministre de la Communication et PDG de Maroc Telecom) de créer un fonds international pour aider les pays ou les zones sous-développés à s’équiper. Reste encore à décider comment l’alimenter, contributions étatiques ou prélèvements sur les entreprises de télécommunications, et comment le distribuer. Notons que les villes de Genève et de Lyon ainsi que le gouvernement du Sénégal, auteur de la proposition, ont décidé d’aller de l’avant et de créer un fonds de solidarité numérique “privé” basé à Genève. Ce fonds mis à part, la création d’un fonds de solidarité numérique mondial (intergouvernemental) ainsi que d’autres mécanismes de financement est envisagée par un groupe d’action placé sur l’égide du secrétaire général de l’ONU dans le cadre de la phase de Tunis du SMSI.

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Le silence de notre correspondante

NOUS présentons nos excuses à nos lecteurs: ils étaient en droit d’attendre de L’Economiste une couverture en direct du sommet mondial, puisque nous avons en Tunisie une correspondante permanente. Elle s’est notamment fait connaître auprès des milieux d’affaires marocains en comparant l’environnement des investissements dans les deux pays, comparaisons qui ne sont pas toujours à l’avantage du Maroc.
Au Maroc, cet exercice a une conséquence: les responsables se mettent automatiquement au travail pour relever le niveau.
En Tunisie, il y a aussi une conséquence, mais très différente: on accuse le journal et les journalistes qui font cet exercice d’être des «antipatriotes», des «ennemis de l’Etat» ou de la nation.
En voyant tout l’investissement politique que Tunis a mis dans le Sommet de l’information, nous avons décidé de nous passer de l’aide de notre correspondante: des confrères ont été passés à tabac dans la rue, parfois sous les yeux des policiers, pour avoir diffusé des données qui n’étaient pas exactement ce que le gouvernement tunisien souhaitait.

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La Plume d’or de la WAN

LA World Association of Newspapers, qui regroupe 18.000 journaux ou groupes de presse et 72 associations nationales du secteur, a décerné, dimanche dernier à Copenhague, sa “plume d’or” à Akbar Ganji, journaliste iranien. Il est en prison depuis quatre ans pour son livre “ Le donjon des fantômes”, une enquête sur une série de meurtres d’écrivains et d’intellectuels, où l’ancien président Rafsanjani et plusieurs personnalités politiques iraniennes étaient impliqués. L’auteur a été condamné à 6 ans de prison pour avoir “offensé des personnalités et des édits religieux, menacé la sécurité nationale et distribué de la propagande contre le système islamique”.
Son prix lui sera remis lors du congrès de Moscou de la WAN, en juin 2006, si Ganji obtient de droit de quitter sa prison et le pays.
Par ailleurs, la WAN a condamné le choix de Tunis pour accueillir le deuxième volet du sommet mondial: pas assez de liberté. La suite des événements a démontré que ses inquiétudes n’étaient pas sans fondement.

Casablanca,28Novembre2005
Rédaction
L'Economiste


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