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Les clefs du développement sont politiques

Le Sommet des experts du développement durable, qui se termine à Johannesburg, s'interroge doctement sur ce que le développement durable signifie. Les délégués ont ressassé le procès du capitalisme, de la pollution et de l'inégalité entre les nations.

***

Le pouvoir d'achat a augmenté

Ce faisant, ils n'ont en rien contribué au mieux-être de l'humanité parce qu'ils passeront à côté du fait majeur de notre temps: la formation d'une classe moyenne à l'échelle de la planète. Sur ces vingt dernières années, s'est constituée une classe de 2,5 milliards d'habitants appartenant à toutes les nationalités dont le niveau de vie et les valeurs se rapprochent des classes moyennes de l'Occident.

Les masses les plus considérables vivent en Inde et en Chine qui engrangent ainsi les bénéfices de leur libéralisation économique et de leur progrès rapide. Mais bien d'autres nations sont concernées sur tous les continents, au Brésil, au Chili, en Malaisie, en Afrique du Sud, en Tunisie, au Mali. La Banque Mondiale a répertorié cinquante-quatre pays où le taux de croissance est devenu supérieur à celui des pays déjà riches, ce qui laisse espérer un rattrapage en trente ans. Mais au-delà de cette approche globale par nation, il convient d'observer le revenu par habitant qui est encore plus encourageant que le score global des Etats. De plus, les statistiques internationales sous-estiment le rôle des économies informelles et elles ne tiennent pas compte des pouvoirs d'achat.

Ainsi au Pakistan, l'informel représente-t-il au moins la moitié des ressources (sans même compter les revenus importants de la drogue achetée par les Occidentaux) et un dollar à Karachi vaut plus qu'un dollar à New York: un Pakistanais -ou un Bangladais- est donc beaucoup plus prospère que la lecture des statistiques ne le dit! Il en va ainsi partout dans les pays pauvres ou relativement pauvres.


L'Afrique, seule, reste pauvre

Seul le continent africain reste globalement à la traîne et au sein de celui-ci, un seul grand pays fait marche arrière, le Nigeria. Est-ce parce que le Nigeria est africain ou musulman qu'il régresse? Les tenants du déterminisme culturel seraient tentés de conclure de ces tableaux généraux de la croissance que les facteurs culturels ou religieux sont incontournables. Mais cette thèse est indémontrable.

Le développement paraît dans toutes les civilisations, toutes les religions. Les clés du développement sont moins culturelles que politiques. Ainsi, certains producteurs de pétrole gâchent-ils leurs ressources en raison de leur désordre comme le Nigeria, l'Iran et l'Algérie mais aussi le Venezuela, qui n'est guère africain ni musulman. Des pays musulmans sans grandes ressources naturelles se développent vite comme la Tunisie et, bien entendu, la Malaisie pour avoir investi dans l'éducation de tous. Certains pays arabes gèrent au mieux leurs ressources pétrolières comme Dubaï et le Koweït. D'autres le font moins bien comme l'Irak et l'Arabie saoudite.

Au total, aucune civilisation n'est condamnée en soi à la pauvreté. Leur destin dépend de la voie qu'elles suivent.


L'expérience parle

Or, depuis 30 ans, toutes les stratégies de développement ont été essayées: communisme, socialisme, capitalisme d'Etat, autarcie, libre-échange, etc.

Une seule stratégie permet à la fois la croissance et la redistribution des fruits de la croissance: l'économie libérale, à condition qu'elle soit ouverte sur l'extérieur, mondialisée et dans le cadre d'un minimum d'Etat de droit. Ceci est un constat expérimental, ce n'est pas un choix idéologique. La croissance et sa redistribution sont indexées sur le degré de mondialisation et le caractère prévisible ou non des règles de droit. Ainsi, la Chine et l'Inde décollent depuis qu'elles sont libéralisées et mondialisées. L'Argentine est ouverte, mais elle régresse depuis que l'Etat ne respecte plus les droits des citoyens (confiscation des dépôts bancaires). Cette nouvelle classe moyenne à l'échelle du globe s'inscrit en faux contre les lamentations rituelles sur les riches qui s'enrichissent et les pauvres qui s'appauvrissent. La réalité est ailleurs: tandis que les pauvres s'enrichissent, les riches s'enrichissent aussi. Nous ne sommes pas dans une économie malthusienne où la richesse des uns conduit à la pauvreté des autres. C'est donc parce que la classe moyenne mondiale prospère, qu'elle accélère la croissance de tous, riches, moins riches et pauvres.


L'aide la plus efficace: la vérité

Que certains écarts se creusent entre nations et entre individus dans ces nations est exact parce que certains bénéficient d'un avantage au départ: ils ont capitalisé depuis plus longtemps ou bien les ressources sont mieux gérées. Mais cet écart ne nuit à personne, il n'appauvrit personne! Il reste un demi-milliard d'habitants de la planète qui sont absolument pauvres. Ceux-là sont généralement victimes de mauvaises politiques hostiles à la liberté d'entreprendre comme en Corée du Nord, au Zimbabwe, ou en Syrie. Ou bien, ils sont victimes de guerres, la principale cause de misère en Afrique, ou encore du pillage du pays par ses dirigeants comme au Turkménistan, en Irak, en Angola. Dans certaines situations, l'aide internationale peut être utile, moins pour remplacer le développement qui vient toujours de l'intérieur, que pour alléger les effets les plus scandaleux de la misère par des vaccinations, l'éradication des maladies endémiques, la distribution d'eau potable. Mais si l'assistance internationale pouvait remplacer le développement, la preuve en aurait été faite. Ce n'est malheureusement qu'un palliatif. Sans doute, l'aide la plus efficace serait-elle de dire la vérité: au lieu de fausses nouvelles et d'idéologies approximatives et usagées, mieux vaudrait faire connaître les enseignements de ces trente dernières années: la croissance est possible partout, y compris en l'absence de ressources naturelles, sous tous les climats, pour tous les peuples. La méthode est connue, expérimentée, elle donne des résultats en moins d'une génération parce qu'un pays qui se développe au lieu de tout réinventer peut recourir à des techniques agricoles, industrielles, commerciales qui existent déjà. Parmi ces vérités expérimentales, une mérite d'être soulignée après le Sommet de Johannesburg: la pollution régresse avec le développement. Le décollage industriel est très polluant en raison du gaspillage de l'énergie ou du peu de considérations accordé à l'environnement. Ce fut vrai en Europe, aux Etats-Unis, et c'est le cas maintenant en Chine et en Inde, surplombées "d'un nuage brun" de pollution atmosphérique (ce nuage semble avoir remplacé le soi-disant réchauffement de la planète comme source des perturbations climatiques!). Puis l'énergie devenant rare et chère, la conscience publique mûrissant, les moyens de mieux gérer l'environnement se faisant disponibles, la pollution régresse. Toutes les jérémiades sur la dégradation de l'environnement s'avèrent donc moins efficaces que le développement lui-même. Un écologiste conséquent de notre temps se doit donc d'être mondialiste et libéral, de manière à accélérer le rythme du progrès qui économisera la nature.

Comment va se comporter la nouvelle classe moyenne universelle de deux milliards et demi d'habitants qui émerge? Partagera-t-elle les valeurs de l'Occident? En grande partie, c'est déjà le cas: la saveur propre des cultures anciennes se dissout dans des réflexes de consommateurs bourgeois. Le monde y perd en aspérité, mais il y gagne en tranquillité. Le choc des civilisations naît plutôt de la pauvreté désespérée que de la croissance économique.

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Essayiste et chroniqueur, Guy Sorman s'est illustré par ses prises de position iconoclastes, tant en matière économique que politique.

Il prépare actuellement un livre sur le monde musulman. Il est aussi maire adjoint à la Culture de Boulogne-Billancourt, dans l'agglomération parisienne (Ph. éditeur)


Casablanca,10Septembre2002
Guy SORMAN
L'Economiste


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