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«Nous n'avons jamais succombé à la folie Internet» - Orianne Garcia, associé-fondateur de Caramail

Les trois cofondateurs de la messagerie francophone sur Internet (rachetée par Lycos), O. Garcia, A. Roos et C. Schaming, étaient au Maroc la semaine dernière pour présenter le partenariat de Caramail avec Saga Communication.

Tous ont vécu les années folles d'Internet avec ses valorisations excessives. Malgré le dégonflement de la bulle Internet, ils gardent le même enthousiasme. L'assainissement du marché n'a laissé que des opérateurs ayant un actionnariat solide. Derrière Lycos, il y a Telefonica et le groupe allemand Berstleman.


L'Economiste:
Quel est le bilan de la restructuration menée par Lycos France dans la foulée de la crise qui avait frappé l'économie d'Internet?

Alexandre Roos: (il anticipe ses deux collègues directeurs généraux)
Pour expliquer, je voudrais revenir très brièvement sur l'historique de la société. Caramail avait été créée en 1997 par Orianne Garcia, Christophe Schaming et moi-même. Début 2000, nous avions vendu la société au groupe Spray, une entreprise suédoise, qui elle même, a été rachetée par Lycos à la fin de la même année. Au niveau de la France, Lycos a ensuite acheté Multimania.
En France, nous nous retrouvions avec quatre entités: Lycos, Spray, Multimania et Caramail. Cette configuration qui comprenait beaucoup de doublons nous imposait une restructuration inévitable, qui s'est traduite par la réduction de nos effectifs. De 250 collaborateurs à fin 2000, on est passé aujourd'hui à 90 personnes. Aujourd'hui sur toute l'Europe, Lycos emploie un millier de collaborateurs dont quatre-vingt-dix en France. Ce qui constitue une taille amplement suffisante par rapport à nos objectifs de croissance. La plus grosse phase de restructuration s'est déroulée au premier semestre et s'est achevée juste avant l'été.


Quelles sont les principales sources de revenu de votre groupe?

Pour les 90%, la source principale de notre chiffre d'affaires provient de la publicité. On a un secteur qui émerge, des services premium, des prestations à valeur ajoutée. Notre coeur de métier reste basé sur la fourniture de services gratuits aux internautes financés par la publicité, mais nous y greffons des options à valeur ajoutée: plus de stockage de courrier par exemple… qui représentent aujourd'hui 10% de nos revenus, mais que nous voudrons rapidement porter à 20-30% dans les deux ans à venir.


Allons-nous vers la fin du “tout-gratuit”, ce modèle sur lequel les entreprises Internet avaient assis leur activité?

Le tout-gratuit reste un modèle, mais le problème est qu'il ne permet pas de faire vivre plusieurs acteurs sur un marché. Mais quand on est sur un marché à 4/5 d'opérateurs, je suis persuadé que le modèle des services gratuits financés par la publicité reste valable et pertinent. Aux Etats-Unis par exemple, les trois principaux portails se partagent 80% de l'investissement publicitaire. A trois, ils vivent très bien même s'ils se sont restructurés de manière drastique.


Vous qui avez connu l'âge d'or d'Internet, comment aviez-vous vécu le dégonflement de la bulle Internet sur les marchés boursiers? Après avoir été aussi haut, est-il évident de revenir sur terre?

Orianne Garcia:
(souriante)
Nous l'avons très bien vécu parce que nous n'avons jamais participé au gonflement de la bulle Internet, ni cru à cette soudaine explosion. Depuis le début sur Caramail, on a eu la chance de faire les choses de la manière que l'on aime, c'est-à-dire très proche des entreprises “classiques”. Ce qui ne signifie pas que l'on ne s'amuse pas ou que l'on va travailler dans l'anonymat. Dès le départ, nous avions opté pour une gestion très saine des coûts.
Nos dépenses de publicité et de marketing- moins de 5 millions d'euros depuis le début- n'ont rien à voir avec celles de nos concurrents. Nous sommes restés très sages sur ce plan, ce qui n'empêche pas Caramail d'être une marque très connue. Le montant que nous avons investi à ce jour dans la publicité est sans commune mesure par rapport à ce que Wanadoo débourserait en trois mois. Et pourtant, nous avons plus d'utilisateurs du courrier que notre concurrent. Notre gestion a été toujours prudente, nous avions toujours conduit notre affaire dans la manière la plus sereine possible.
Partant de cet état d'esprit et de ces valeurs, nous n'avons jamais succombé à la folie Internet. Nous étions avant (nous avions déjà créé le moteur de recherche francophone Lokace en 1995). Toute cette effervescence, nous la regardions de l'extérieur et nous pensions qu'il y avait beaucoup d'exagération, notamment en ce qui concerne les valorisations des start-up. Cela n'a rien rangé à notre manière de piloter notre business.
Encore aujourd'hui, Caramail gagne 25.000 nouveaux abonnés par jour dont 1.500 du Maroc. Quand les choses ont commencé à se retourner, nous avions été certes peinés, mais nous avons estimé que c'était un retour à la normale. Nous ne nous sommes jamais laissé aller par cette folie. Même si l'action Lycos a énormément chuté et que la bourse a déprimé, nous, nous ne le sommes pas du tout.


Donc vous pensez que le plus dur est aujourd'hui derrière…

Ah oui! (souriante). Cela fait un petit moment quand même qu'on l'espère. La claque généralisée, que tout le monde a prise, a fait revenir les gens à la raison.
Autant l'Internet a été effectivement porté au firmament il y a quelques années, autant aujourd'hui, il est tombé dans la morosité générale. Internet ou pas, la logique économique de l'entreprise est la même. Même l'engouement des médias est retombé. Pour certains, il s'agit même d'une petite revanche.


Quel est le regard des bailleurs de fonds sur des sociétés comme la vôtre?

Alexandre Roos:

Compte tenu de ce qui s'est passé, aujourd'hui, il n'est plus question de faire appel à des fonds sur le marché. Personne ne s'y risquerait de toute façon. De ce fait, deux catégories d'opérateurs sont actuellement sur le marché: la première est celle des sociétés qui ont suffisamment d'argent parce qu'elles ont pu lever des fonds en bourse au bon moment ou qu'elles sont soutenues par des grands groupes.
La seconde comprend des opérateurs qui disposent des modèles intéressants mais qui, faute de financement, sont condamnés à disparaître. Nous avons la chance de faire partie de la première catégorie, Lycos ayant levé des fonds au plus haut du phénomène Internet. Par ailleurs, le groupe peut compter sur un actionnariat solide (Telefonica et Berstleman) et une importante trésorerie d'environ 300 millions d'euros.



Casablanca,16Septembre2002
Nadia DREF et Abashi SHAMAMBA
L'économiste


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