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L'après-guerre vu par... Yann Rotil

Après les ravages du conflit au Liban, quelles conséquences économiques, financières et matérielles pour le pays ? Yann Rotil, dirigeant de E-Biz Production, dont la société est installée dans la technopole Berytech au Liban, porte un regard positif sur l’avenir.

Massive, intense, la guerre au Liban laisse des traces importantes qui pèsent fortement sur l’équilibre économique du pays. Bon nombre d’infrastructures ont été détruites, et pour lesquelles un montant de près de 120 millions de dollars a été avancé pour rétablir les seuls équipements télécoms. Il faudra des années pour absorber le coût de la guerre, et des efforts sans précédents pour retrouver le niveau d’équipements avant juillet 2006. Pour autant, les entreprises libanaises ne semblent pas avoir trop soufferts du conflit, du moins dans le secteur des technologies. Si le tourisme a été très durement touché, les secteurs comme la bijouterie et le high tech ont continué à produire, en partie “grâce” à la localisation très précise des affrontements. Car, en effet, les destructions ont été très ciblées géographiquement, limitées au sud du Liban et de Beyrouth, permettant une poursuite des activités en dehors des régions affectées par la guerre. A ce jour, malgré la tristesse qui règne encore au Liban, l’état d’esprit est à la reconstruction. L’activité bât son plein, le planning de charge des entreprises est à son maximum, le pays entier s’investit totalement dans ce nouveau challenge.

Medinnov : Le Liban sort d’une guerre destructrice qui a causé beaucoup de dégâts matériels. Qu’est-ce qui a été le plus durement touché parmi les infrastructures technologiques (télécoms, centraux téléphoniques, centres informatiques, installations techniques...) et combien de temps va-t-il falloir pour tout restaurer ?
Yann Rotil : Il faut avoir à l’esprit que les bombardements sont restés limités géographiquement au sud du Liban et au sud de Beyrouth. On compte peu de dégâts en dehors de ces zones, qui elles ont été très durement touchées. Les infrastructures technologiques (téléphonie, Internet) ont donc été détruites dans les régions touchées par la guerre, mais épargnées quand elles se situaient en dehors de la zone de conflit, à l’exception d’antennes émettrices de télévision. Le coût total des dommages causés aux infrastructures technologiques s’élève à 118 millions de dollars, principalement pour la réparation des réseaux de téléphonie fixe et mobile. Excepté cela, le secteur technologique est resté relativement épargné au niveau de ses infrastructures. Pour ce qui est du temps nécessaire à la reconstruction, c’est un problème différent dans la mesure où le secteur de la téléphonie cellulaire appartient à l’état, qui en a délégué la gestion à deux opérateurs. Les investissements doivent donc être financés par l’Etat, qui avait une dette très élevée (38 milliards de dollars). La guerre n’a fait qu’aggraver la situation Le plus difficile à chiffrer reste cependant la perte de confiance des jeunes Libanais dans leur avenir. Il y a incontestablement un mouvement de fuite des cerveaux qui s’est amplifié.

Medinnov : Comment s’est passé l’activité économique durant la guerre, les entreprises ont-elles pues poursuivre leurs activités ?
Yann Rotil : Elle a été sensiblement réduite, pour plusieurs raisons : - Annulation ou report de projets qui auraient dû se concrétiser sans la guerre. - Difficultés ou impossibilité des employés à rejoindre leur lieu de travail. - Blocus terrestre, maritime et aérien total pendant 8 semaines qui a conduit à une pénurie de carburant et donc à des coupures d’électricité. La majorité des centrales libanaises sont au fioul. Ceci dit quand cela était possible les entreprises sont restées en activité, très peu ont fermé leur porte plus d’une semaine. Plus spécifiquement pour le secteur technologique, qui est le deuxième poste d’exportation de l’économie libanaise après la bijouterie, et donc très orienté à l’export, il a souffert pour les deux premières raisons évoquées plus haut. Mais comme les réseaux télécoms ont continué de fonctionner, sauf dans les régions massivement bombardées, les entreprises se sont organisées pour continuer de produire.

Medinnov : Qu’est-ce qui est le plus important à ce jour pour relancer l’économie ?
Yann Rotil : Le plus important repose sur les promesses de dons de la communauté internationale qui doivent devenir réalités au plus tôt. D’autre part, les infrastructures doivent êtres remis en état le plus rapidement possible. On constate déjà un retour à la normale au niveau de l’activité économique, mais certains secteurs ont été très sévèrement touchés. Ensuite un retour à la stabilité politique, tant régionale qu’interne, serait souhaitable pour redonner confiance aux investisseurs internationaux.

Medinnov : Y a-t-il eu des conséquences sur la vie des entreprises (cessation d’activités, perte de marchés, interruption de relations internationales...) ?
Yann Rotil : Les entreprises des secteurs touristique et agricole ont été les plus touchées. La saison touristique promettait de battre tous les records avec plus d’un million de touristes attendus. Une société de location de voitures avait fait plus de chiffre d’affaires pendant les 12 premiers jours de juillet (la guerre a débuté le 12) que pendant tout juillet 2005 ! Inutile de dire qu’ensuite le Liban a été déserté. Or ce secteur est un des moteurs de l’économie libanaise, beaucoup d’employés ont été mis au chômage. Pour l’agriculture, des récoltes entières ont été perdues. Ensuite de nombreuses industries ont été directement ciblées par les bombardements, notamment une usine de fabrication de baraquements militaires qui fournissait l’armée américaine en Irak, et également une usine de produits laitiers qui fournissait la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban). Plus de 50 sociétés ont été totalement détruites et environ 150 partiellement endommagées. Pour ce qui est des sociétés technologiques, elles ont été relativement épargnées. Celles qui disposent de bureaux à l’étranger ont évacué leurs employés, d’autres ont loué des bureaux dans les régions qui n’étaient pas visées.

Medinnov : La communauté internationale se mobilise-t-elle pour soutenir l’activité du pays et participer à sa reconstruction ?
Yann Rotil : Oui, une première conférence internationale s’est tenue à Stockholm le 31 août. Le Liban espérait 500 millions de dollars d’aide, les promesses se sont élevées à 950 millions. La moitié de cette somme a déjà été débloquée et allouée à des projets de reconstruction, rétablissement de services sociaux, déminage. L’aide a été apportée sous forme de prêts bonifiés et de dons, principalement par les pays arabes et les pays européens. On vient d’apprendre qu’une seconde conférence internationale est programmée à la mi-janvier à Paris. Elle vise à soutenir le Liban dans le moyen et long terme et à parvenir à sa stabilisation. Une conférence de ce type était prévue avant la guerre de cet été, mais elle avait été repoussée à plusieurs reprises.

Medinnov : Quel est l’état d’esprit chez les chefs d’entreprises, y a-t-il une cohésion entre eux, comment se mobilisent-ils ?
Yann Rotil : L’état d’esprit est globalement positif, tout le monde fait en sorte que la situation retrouve un caractère normal. Les associations professionnelles s’organisent de manière à évaluer les dégâts subis et à proposer des plans d’aide par secteur aux décideurs politiques.

Medinnov : Comment s’est passé l’activité à Berytech durant la guerre et après la guerre ?
Yann Rotil : Berytech est situé dans un campus universitaire supposé à l’abri des bombardements, sur une colline qui surplombe les quartiers sud de Beyrouth. Trois grandes entreprises, Murex, Microsoft et SAB, y ont loué des bureaux pendant la guerre. Chacune a déplacé près de cinquante employés à dans la pépinière, qui et devenu une véritable ruche ! L’activité s’est poursuivie, même si on comprend qu’il était très difficile de travailler en découvrant Beyrouth sous les bombes. Depuis la fin de la guerre, on ne note pas de baisse du volume d’affaires. Pour ma part, nos clients renouvellent leurs contrats normalement, et nous avons même des demandes supplémentaires et des nouveaux contrats qui se signent, notamment en webmarketing. L’espoir est présent partout, l’activité est intense, il y a tant et tant de choses à faire...

Marseille,04Decembre2006
Rédaction
Medinnov


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