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En ouverture, Cannes s'offre un voyage sentimental

Festival - Une 60e édition historique axée sur le cinéma d'auteur

Diane Kruger, la maîtresse de cérémonie, annonçant aux journalistes l'ouverture officielle du Festival.

Le Festival de Cannes s'est officiellement ouvert hier soir, pour une 60e édition historique, en présence de stars du monde entier et notamment de l'équipe du film de Wong Kar-wai, My Blueberry nights, premier long-métrage présenté en compétition officielle. Cannes a fait pour cette édition-anniversaire le choix résolu du cinéma d'auteur, en témoigne le choix du film d'ouverture : My Blueberry nights est un voyage sentimental truffé de réminiscences à In the mood for love, tourné en 2000.

Le Festival de Cannes s'ouvre sur une ballade en rouge et bleu

Après avoir présidé le jury l'an dernier, Wong Kar-wai, enfant chéri de la Croisette, a eu le privilège hier d'ouvrir le 60e Festival de Cannes avec une ballade américaine aux tonalités rouge et bleu, bercée d'une soul music alanguie.

C'est la première incursion du cinéaste de Hong Kong dans un film en langue anglaise qu'il a choisie d'illustrer par une voix, celle de la chanteuse Norah Jones, dont c'est la première apparition à l'écran. « Ce qui m'a particulièrement attiré chez elle, c'est sa voix, une voix de cinéma. Il suffit, au fond, d'entendre sa voix pour en tirer une histoire », a dit Wong Kar-wai, en conférence de presse.

Une déception sentimentale amène Elizabeth (Norah Jones) à échouer dans un café new-yorkais tenu par un Anglais, Jeremy (Jude Law), venu s'y perdre lui-même. Si le dernier film de Wong Kar-wai s'appelle My Blueberry Nights, c'est parce que c'est le seul mets – la tarte aux myrtilles - auquel goûte la jeune fille tant qu'elle fréquente ce café. Puis elle part et son voyage d'un bord à l'autre des États-Unis donne à ce film de faux airs de « road movie ». Faux airs, parce que My Blueberry Nights est découpé en une suite de chapitres statiques, déclinés au gré des emplois de serveuse qu'occupe Elizabeth, à Memphis, à Las Vegas.

Il y a peu d'images de son périple routier, sauf un peu avant la fin du long-métrage, qui prend un air d'éternel retour lorsque Elizabeth revient dans le café de départ pour commencer une vraie histoire d'amour avec Jeremy. Auparavant, elle aura rencontré trois personnes, Arnie (David Strathairn), un policier neurasthénique qui se suicide, Sue Lynne (Rachel Weisz), son épouse, cause de son mal-être, et Leslie (Natalie Portman), joueuse invétérée, qui l'accompagnera un temps sur la route. Autant de miroirs – les trois femmes de cette histoire ont en plus des airs de ressemblance – dans lesquels Elizabeth se reflétera, comme elle le dit elle-même.

Un film sur la distance

Comme l'a observé, en conférence de presse, le réalisateur du dyptique In the Mood for Love (2000) et 2046 (2004), « il ne s'agit pas d'un film sur le voyage, mais sur la distance », distance entre les personnes, autant que distances géographiques. Mais il admet que, pour son actrice, « ce fut un voyage difficile parce qu'elle est présente dans l'ensemble des chapitres et, pour une toute nouvelle actrice, c'est un défi ». Mais à mesure que le tournage se développait, « elle a pris confiance, chaque jour un peu plus ».

À la différence de ce qu'avait fait Lars von Trier avec Björk dans Dancer in the Dark, palme d'or en 2000, Wong Kar-wai n'a pas tiré parti d'avoir une chanteuse comme premier rôle pour enrichir la partition du film, voulant que Norah Jones soit vraiment perçue comme une actrice, et seulement une actrice. « Sa performance est suffisamment forte pour qu'elle soit considérée comme une actrice, et c'est pour cela qu'il a été décidé de n'inclure aucune de ses chansons dans le film », dit-il.

Il reste que si l'histoire en elle-même est ténue et si l'anglais même du film a pu poser des problèmes à une partie du public anglophone, Wong Kar-wai, comme à son habitude, porte l'esthétique à son degré le plus élevé. Norah Jones a de fait souligné à quel point le film était « visuellement frappant, par tout ce qu'il (Wong Kar-wai) a su capter des paysages américains ».
Déclinaison de l'âme humaine en autant de personnages, au nombre restreint, que compte le scénario, My Blueberry Nights est aussi une variation en rouge et bleu, ces deux couleurs primaires se retrouvant systématiquement partout, que ce soit dans les habits d'Elizabeth ou d'autres comparses ou dans l'ameublement, les lumières des lieux où elle travaille, jusque dans la carrosserie des voitures. Le vert fait une apparition à la toute fin, lorsque Elizabeth revient à New York, coiffée d'un bonnet de laine de cette couleur. L'image de Wong Kar-wai est ainsi une véritable luxuriance d'une nombre limité de couleurs vives mais aux tonalités multiples, d'autant plus éclatantes que l'atmosphère de la plus grande partie du film est résolument nocturne. Le contraste est frappant aussi entre les quelques plans donnant à voir des extérieurs désertiques immenses et les intérieurs extrêmement confinés qui enserrent ses personnages.

My Blueberry Nights semble ainsi attester sans préambule des ambitions artistiques de ce nouveau millésime cannois.

Aujourd'hui, sera dévoilé un deuxième film de la compétition – sur 22 au total – Quatre mois, trois semaines et deux jours du cinéaste roumain Cristian Mungiu, qui met en scène une jeune étudiante prête à avorter clandestinement pour ne pas garder un enfant dont elle ne veut pas.

Marseille,27Juin2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour


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