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Enron a détruit plus de valeurs que l'effondrement du World Trade Center

L'anniversaire a été fêté en grande pompe. Mais avec le recul, qu'est-ce qui a vraiment changé dans le monde des affaires depuis ce jour de septembre 2001, où deux avions de ligne sont entrés dans les deux grandes tours new-yorkaises, symbole justement des affaires mondialisées ?

Le monde avait commencé, à peine, à découvrir qu'Internet n'était pas l'antichambre du Paradis. Que s'est-il passé depuis ? Les choses ont-elles vraiment changé ?

Oui, elles ont changé. Elles ont changé au niveau macroéconomique, en faisant prendre conscience à certains pays, et non des moindres, que plus rien ne sera plus jamais pareil. On peut, certes, considérer que les rendez-vous de Doha, pour l'OMC, et de Johannesburg pour le «développement durable», ont été des échecs.
Dans ces deux "grand-messes" hypermédiatisées, force est de constater que les questions centrales n'ont pas reçu de véritables réponses. Ces questions sont, pour Doha, la libéralisation des services, les droits sociaux issus de la globalisation et la création d'une autorité mondiale de l'environnement à Johannesburg. Et pour les deux enceintes, une question encore plus compliquée: les subventions aux exportations agricoles des pays du Nord.


Enron, WorldCom' des questions lourdes

D'incontestables progrès n'en ont pas moins été accomplis: l'accès des pays du Sud à certains médicaments génériques à Doha et une esquisse d'amorce de solutions (ce qui n'est déjà pas si mal) au dramatique problème de l'accès à l'eau à Johannesburg. Preuve, s'il en était besoin, que le multilatéralisme est payant quand il est mis en oeuvre de manière effective.
Des changements ont aussi été enregistrés au niveau sectoriel. Qu'il s'agisse de l'énergie ou de l'assurance, sans même parler des transports et du tourisme, le 11 septembre a amené à envisager certaines révisions déchirantes dont le PPCM est incontestablement la sécurité. Mais le vrai changement à ce jour, c'est Enron qui l'a apporté. La dérégulation remise en cause. Toutes les professions financières et para- financières (analystes, auditeurs, agences de notation...) "interpellées au niveau de leur vécu".
Les règles comptables révélées dans leur ambiguïté. Le gouvernement d'entreprise contesté. Les instances de régulation des marchés, sous certains angles, ridiculisées. Il est clair qu'Enron a détruit plus de valeurs que l'effondrement des "Twin Towers". Considérer que ces deux événements sont des "chocs exogènes" et, pire, qu'ils n'ont aucun lien entre eux serait, dans le meilleur des cas, idiot et, dans le pire, criminel.
Ben Laden est un sous-produit (indirect certes, impur sans doute, mais néanmoins évident) des inégalités provoquées par une dérégulation non maîtrisée. De même, Enron caracolerait peut-être encore aujourd'hui en tête des "charts" financières si le 11 septembre n'avait pas déstabilisé les équilibres énergétiques et bouleversé, pendant quelques semaines du moins, la donne des marchés financiers.


Pour lier les hommes, renforçons le savoir

On aurait donc mauvaise grâce à dire que rien n'a changé depuis douze mois.
Et pourtant. Face à ce double cataclysme, que de conservatismes sont restés en l'état, voire même se sont renforcés. Les Etats-Unis ont accentué leur tendance isolationniste. Sur tous les dossiers, de l'acier à l'ozone, leurs pulsions unilatéralistes ont atteint leur zénith. De son côté, l'Europe n'a jamais été aussi silencieuse, écartelée entre ses pressions populistes au niveau national et ses interrogations institutionnelles au plan communautaire.
En matière de gouvernement d'entreprise, à l'exception notable du Sarbanes-Oxley Act, le "silence radio" a, aussi été, à ce jour, la règle. Que d'occasions de réformes ont ainsi, en si peu de temps, suite à de tels chocs, été manquées.
Faut-il pour autant désespérer? Je ne le crois pas. A deux conditions, qui toutes deux nécessitent d'établir des liaisons que la science économique traditionnelle a progressivement distendu.
Une liaison entre l'économique et le politique. Pour simplifier, disons que la solution au drame du 11 septembre se doit d'être plus économique qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et que, pour Enron, la solution (au travers des multiples réformes qu'il y a à entreprendre en matière de gouvernement d'entreprise) est éminemment politique. Le deuxième lien à établir vise à mieux articuler les niveaux micro et macroéconomiques. Penser que la réduction de la fracture Nord-Sud peut faire l'économie de l'implication des entreprises est, au mieux, ridicule (et, de ce point de vue, Johannesburg peut être considéré comme une avancée). De même, considérer que l'incontournable réforme du gouvernement d'entreprise peut se faire sans une meilleure régulation des marchés financiers à l'échelle mondiale est, dans tous les cas de figure, une illusion.
La leçon du 11 septembre, c'est qu'il faut créer ou renforcer des liens. Entre les hommes bien sûr, mais aussi, pour ce faire, entre les champs du savoir. Quelle belle leçon!


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Olivier Pastré: Praticien et théoricien

Olivier Pastré est professeur à l'Université Paris XIII et actuellement président d'IM Bank, implantée à Tunis. Spécialiste d'économie financière internationale, il a notamment publié "La stratégie internationale des groupes financiers américains", "La crise du XXe siècle" avec Joëlle Tolédano et Jean-Hervé Lorenzi. Il est aussi l'auteur de documents de vulgarisation sur l'activité bancaire. Il vient de sortir, chez Odile Jacob, une réflexion conduite avec Jean-Marie Chevalier "Où va l'économie mondiale: quels défis économiques après le 11 septembre".
Ils y ont rassemblé les points de vue, parfois communs parfois très divergents, des grands noms de l'analyse économique contemporaine.

Casablanca,08Octobre2002
Olivier PASTRE
L'Economiste


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